Virgule!

Elle est toute petite.. minuscule! À peine une tache d’encre sur le papier, d’innocents petits pixels sur l’écran. Et pourtant elle peut tout changer l’allure d’un texte ou de quelques mots. Ainsi, votre ordinateur pourrais « se plaire » à vous insulter quand vous entrez un mauvais mot de passe. Au lieu d’afficher « Mot de passe invalide » vous pourriez voir « Mot de passe, invalide ». Tout un changement n’est-ce pas pour ces quelques pixels? Aussi, une phrase peut prendre une toute autre tournure. On m’a par exemple dit un jour qu’une des différence entre la bible Catholique et celle des Témoins de Jéhovah est la phrase suivante et où la seule différence est une simple virgule :

Jésus s’adressant à un des voleurs :

« Je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi au paradis »
« Je te le dis aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis »

Je vous propose donc ceci : Composez un texte ou une phrase dont tous les mots seront identiques mais que les virgules seront déplacées pour changer le sens. Êtes vous partant?

Le temps d’une vie

Voici un premier texte question d'inspirer d'autres auteurs. Une fois par semaine je vais proposer un thème ou une épreuve. Généralement je le ferai le dimanche. J'espère que cette fois ce site sera une réussite et que nous partagerons ensemble notre plaisir d'écrire.


Le temps d'une vie

Les grilles s’ouvrirent, laissant deux amoureux entre deux âges franchir les limites du domaine. Ils avancèrent lentement, tendrement enlacés comme deux jeunes tourtereaux. Un ciel de velours se dessine derrière le chalet, niché à flanc de montagne, alors qu’ils franchissent la porte. La noirceur les accueille, pendant que le crépitement d’un feu de bois les informe qu’ils étaient attendus.

Les enfants semblent avoir tout prévu pour leur cinquantième St-Valentin. Devant le foyer les attends une bonne bouteille et deux coupes. En regardant à l’extérieur ils voient des pas dans la neige, les traces que les enfants ont laissés en prenant la poudre d’escampette en voyant arrivés leurs parents.

Par la porte de la cuisine, ont voit la table pour deux qui est mise. Des plateaux couvert les attendent, en les soulevant ils découvrirent des plats de fruits de mer qui n’attendent qu’a être dévorés. Près de l’assiette, des quartiers de citron et quelques feuilles de menthe. Les bras leurs en tombent quand finalement ils découvrirent la chambre à coucher, le lit est recouvert d’un édredon de fourrure et de pétales de roses. Sur la table de nuit trône une télécommande et un grand bol de mais soufflé, on voit qu’ils connaissent bien leur père.
Une larme perle au coin de leurs yeux quand ils réalisent pleinement ce présent.

Pour eux qui ont tiré le diable par la queue toute leur vie pour offrir le meilleur a leurs enfants cette petite attention est inestimable et ils prévoient en profiter pleinement.

Composé par: Angel

Bousculade

Ici, je veux que les mots se bousculent! D’où qu’ils proviennent, que ce soit une Muse qui s’amuse à attacher les mots pour bercer l’imaginaire ou un P’tit Rien bouclé qui vienne remplir ces pages, je veux que les mots se bousculent.

J’en appelle aux Créateurs et Créatrices de tous acabits pour m’accompagner sur la route des mots. On s’y croisera tous, de temps à autres, petites Lunatiques virtuose du clavier et apprentis Jedi littéraires, démiurge d'histoires abracadabrantes ou de tranches de vie, tous auront une place pour partager une idée ou une épreuve.

Allons, allons, Ladies littéraires, auteures Éclectiques, Animatrices passionnées, petits Anges ailés ou petits Anges cornus voici l'endroit où la langue est à Notre Service...

On inventera des barbus barbants enchevêtrés dans des barbelés, des musiciens médusés devant une Muse amusée, des fées angéliques qui aiment tout déranger. Nous pourrons écrire sur le désir, le délire pour embellir la page blanche que l'on fera fuir. Nous seront ici pour plaisir... Le plaisir des mots!

Texte oublié...

Étant curieux de voir qu'il y avait toujours des visiteurs sur le blog, je suis passé voir s'il y avait des messages. J'ai relu les commentaires sur message précédent et j'ai réalisé qu'un texte a été laissé aux oubliettes, il était de "Un Autre Prof".

Je profite donc de ces quelques minutes pour publier ce joli texte.

Boussole

Boussole bosselée, qui dénivelle ma vision, passant du bleu au clair, du vert au pair, à nous deux bien ficelés.

Boussole égarée entre les fentes du plancher fissuré, siégeant aux murs de ta peau, poussant la flèche vers le Sud de mon Ouest.

Ça tourne, j’oublie mes repères, déboussolée dans cette mire qu’est ton regard qui me fait perdre la boule.

Qui me fait perdre le Nord.

Unautreprof

Le syndrome d'Icare

Dans un monde éloigné du nôtre
À un temps raconté par d’autres
Vivait un jeune homme qui admirait les oiseaux
Icare son nom, il regardait tout en haut

Dans ce monde, maintenant le nôtre
En ce temps ignoré par les autres
Vit un homme en quête de douceur
Hélas depuis longtemps, il ne vit que douleur

Dans un monde peut-être imaginaire
Un jeune homme vécu l’extraordinaire
Pour l’aider à fuir, son père lui fit cadeau
Une paire d’ailes pour voler, voler bien haut

Dans ce monde, près d’ici sur terre
Un homme rencontra une femme pas ordinaire
Elle était belle, douce et agréable
De cette beauté grisé, sentiment incroyable

De ce monde, éloigné du nôtre
Cette histoire racontée par d’autres
Du jeune homme, grisé volant bien trop haut
Et ses ailes brûlées, il mourut dans les eaux

Dans ce monde, maintenant le nôtre
En ce temps ignoré par les autres
Le cœur d’un homme craint de s’effondrer
Devant la douleur d’une fausse amitié

Un texte, un exorcisme.

J'avoue que j'ai raté la cible avec ce blog que j'aurai voulu bien plus dynamique. Il est fort possible alors que je ferme les portes sous peu. Avant de le faire, j'ai voulu publié un texte décrivant, exorcisant ces moments difficiles que je vis présentement. Sans dire que ça va mal et que je suis complètement démoralisé, il me faut admettre que je me serais passé de cette sitation. Ceux qui me connaissent depuis longtemps (...j'pense qu'y a juste Lady...) savent que côté coeur, j'en ai toujours arraché. Difficile de trouver l'âme soeur ou même une compagne pour faire un bout de chemin et que cela signifie vraiment quelque chose. On me dira que je cherche trop la perfection, je répondrai qu'il est difficile de se rendre à mon coeur... très difficile. Parfois cependant, j'ouvre la porte trop rapidement, je fais confiance trop vite. Une chose demeure, les plaies du passé fragilisent ma confiance quand je recommence à bâtir et quand ça arrive, chaque silence devient une menace, chaque absence devient un rejet... et chaque fois c'est l'enfer.

Attaché

Étouffé par un passé dominé par la douleur
Chaque pas est comme une dague au cœur
Je crains l’eau froide, je crains les caresses
Je crains les illusions, je crains que tu me blesse

Ta rencontre, imprévue, tellement désirée
A Percé le mur noir, derrière lequel tout est ensoleillé
Mais les liens de la douleur se resserrent autour de mon cou
A chaque pas j’étouffe, on m’étrangle, je plie les genoux

Paralysé par la peur d’une blessure
J’abandonne, je ne peux traverser le mur
Et si tu n’y étais pas, que les nuages cachent les rayons?
Que jamais tu n’y avais été, que tout fut illusion?

Je n’ose y songé, m’aurais-tu berné?
Est-ce seulement ma peur qui veut m’arrêté?
Si seulement tu me tendais la main
J’arriverais à croire à demain

Défi de la francofête

Voici le défi de la semaine, qui s'inscrit dans le cadre des activités de la Francofête (www.francofête.qc.ca).

Vous devez choisir un mot parmi les suivants. Ces mots "évocateurs d'échanges" ont été choisi par des représentants du Québec, de la France, de la Belgique, de la Suisse, ainsi que par l'Organisation internationale de la Francophonie.

Apprivoiser
Boussole
Jubilatoire
palabre
passerelle
rhizome
s'attabler
tact
toi
visage.

Vous devez faire la fête au mot choisi. Il doit être le coeur et l'âme de votre texte, peu importe la forme de celui-ci. Aucune autre contrainte ne sera imposée.


Le 8 Avril 2008
Merci Circé pour avoir posté ce défi alors que j'étais un peu indisposé! Voici donc mon texte qui fut inspiré d'une rencontre imprévue et qui reste encore pleine de mystère.

Progression

C’était un jour où le soleil s’était fait beau. Si beau en fait qu’il devait avoir une raison bien spécial pour briller ainsi. C’était comme s’il avait quelqu’un à séduire. Seul à la maison, paresseux, me préparer un souper était hors de question. Je sorti donc profiter du beau temps, m’éblouir de ce soleil qui cherchait cette belle de tout ses rayons.

Au bout d’une longue marche, à court d’idées et d’inspiration pour un repas spécial, je pris une décision qui allait me faire découvrir celle que le soleil semblait chercher. Assise au bar d’un resto populaire, tu étais là accompagnée d’une unique coupe de vin. Mon cœur, bien plus audacieux que ma tête avait pris le contrôle de mes pieds, momentanément, et je me dirigeais résolument vers toi. Mais ma tête, prise de panique me fit bifurquer, brusquement vers une chaise à ma gauche. Bou-Boum, Bou-Boum, Bou-Boum… Mon cœur m’envoyait un message clair, il voulait que je m’approche! Après une longue hésitation et une demi-bière, mon cœur gagna sa bataille contre ma tête et je me dirigeai vers toi… Le soleil avait raison, tu étais très belle!

Quels sont ces mots que j’ai utilisés pour briser la glace? Je n’en ai aucun souvenirs! Je me souviens du sourire timide, de ton regard sondant le mien « c’est qui lui? » semblait-il dire mais comme si une réponse rassurante avait surgit, tu me fit un place à tes côtés.

J’en ai appris des choses depuis ce jour. Sur toi, ta vie, ton travail et surtout sur ta solitude presque nécessaire présentement. J’en ai appris sur la douleur de ton passé et j’ai compris. S’il y a peu de place près de ton cœur, c’est à cause de la peur qui résonne du passé. Cette crainte de ne pas être apprécié dans toute ta beauté, extérieur comme extérieur. J’ai compris que les sourires ne suffiraient pas, que les gentillesses seraient craintes comme tant de pièges, que ton âme blessée ne se laisserait pas tout de go approchée. Je sais maintenant que tu dois être rassurée, apprivoisée.

Ils seront doux mes pas, ma main tu pourras la prendre ou la laissé si tu devais être effrayée. Jamais je ne te brusquerai ou te forcerai à avancer. Le soleil avait raison, il a reconnu ta beauté et avec lui je l’admirerai.


Texte de Karla

Apprivoise-moi...

Apprivoise-moi…
Marche lentement ma douleur.
Pour ne pas m’effrayer,
Pour ne pas me faire peur.
Laisse-moi du temps pour t’admirer
Laisse-moi le temps de m’y faire.

Apprivoise-moi…
Avance lentement ma torture.
Pour que mon âme se tord en mon sein.
Laisse du temps à ma souffrance
Survoler tous mes maux en silence
Et que demain, tout cela n’en sera rien.

Apprivoise-moi…
Approche lentement ma folie.
Pour que âme s’en reporte et oublie ;
Pour que mon âme s’exile sans répit.
Laisse-moi le temps de me relever
Et ainsi regarder les étoiles.

Apprivoise-moi…
Tiens-moi la main mon bonheur!
Parce qu’après tous ces malheurs
Ta venue n’est que pur délice.
Abandonne-moi plus jamais mon ami
Et accompagne-moi dans ma sérénité!